Julie

"C'est simplement parce que tu t'intéresses davantage à l'actualité qu'avant", auraient dit mes parents. Peut-être, mais ce n'est pas la principale raison : selon moi, nous vivons actuellement une période tout à fait particulière, qui porte vraiment à réflexion, et il faut savoir y être attentif.

Voici quelques informations qui m'ont pas mal marquées ces derniers temps :

reuters photo

1) Commençons par l'actualité en TUNISIE, qui est l'actualité phare du moment (quoiqu'elle tend ces derniers jours à être moins médiatisée au profit de l'enlèvement ayant eu lieu à Pornic).


Je me suis beaucoup renseignée sur cette révolution, mais comme je ne suis pas experte j'ai quand même peur de dire des bêtises. J'ai néanmoins essayé d'écrire un article sur le sujet, mais soit je tombais dans le coté "donneur de leçons", soit je tombais dans le côté "vive la démocratie !! vive les tunisiens !!", soit j'étais prise d'une mollesse étrange ;). C'est ainsi que je me suis rendue compte que, pour un tel sujet, il vaut mieux présenter divers documents ""objectifs"" afin que chacun se fasse sa propre opinion, si elle n'est pas déjà faite :).

En tout cas, je suis du côté de l'espoir, bien que cette révolution prenne parfois une allure "chasse aux sorcières "que je n'aime pas trop car je juge comme trop irrationnelle.

Est-il possible qu'il y ait un effet domino ?

"Le monde arabe se trouve-t-il à la veille d'un tournant comparable à celui de 1989, qui a balayé les régimes sclérosés du bloc soviétique ? C'est ce qu'on peut espérer aujourd'hui. Car la chute du dictateur tunisien Ben Ali est un évènement historique : après des décennies d'oppression, les citoyens d'un pays arabe ont pour la première fois réussi à chasser par leurs propres moyens un tyran détesté. Les autocrates de la région ont de bonnes raisons de craindre un effet domino car leurs peuples souffrent des mêmes problèmes que les Tunisiens. En Algérie, en Jordanie, en Egypte et au Yémen, la Tunisie fait aujourd'hui figure d'exemple. C'est un tournant historique qui rappelle la chute du Mur", écrit Die Tageszeitung.

Que penser de la position si ambigue de la France ?

La France a toujours eu des relations privilégiées avec la Tunisie de Ben Ali : relations économiques, liens très étroits avec la famille du dictateur, récompenses, etc.
La transition après-Ben Ali est donc difficile à assumer pour les dirigeants français qui, selon le principe de non-ingérence, n'ont rien dit dans un premier temps. La ministre Alliot-Marie s'est ensuite exprimée sur le sujet, provoquant un tollé général.

Que ses paroles aient été mal interprétées ou non, le résultat est le même, faisant naître une certaine colère contre la position du gouvernement français. Et pour cela, la France ne fait pas partie des soutiens de la Tunisie à un moment clé où celle-ci avait besoin d'appuis. C'est vraiment très dommage.







2) Marine le Pen succède à son père et perpétue la dynastie politique familiale.






Dans une démocratie, il faut des extrémismes pour conserver un certain équilibre. J'espère cependant qu'aucun parti de ce genre ne remportera la course de 2012. Ce serait laisser une voie royale aux intolérances et au non-respect d'autrui. Car derrière le discours de chaque parti extrêmiste se trouve une peur viscérale de la différence aussi bien raciale que culturelle, et je trouve ça triste car c'est de cette différence que naît la richesse de la France. 

Oui, il est certain que Marine le Pen a plus de charisme que son père et apporte une touche plus dynamique au FN. Après avoir vécu si longtemps dans l'ombre de Jean-Marie le Pen, sa nomination tant attendue est une gloire personnelle; c'est pourquoi elle va tout faire pour transformer le FN en machine de guerre pour 2012, afin de dépasser l'image oppressante de son père et la succession d'échecs présidentiels que ce dernier a connu.
Mais attention. Son ton ferme et énergique et ses idées tranchées ne sont que de la poudre aux yeux pour se faire respecter et admirer. Il n'y a rien d'autre derrière. Tout se joue donc sur l'ignorance des votants...

Ce n'est que mon avis personnel, libre à vous de poster le vôtre, dans un respect mutuel de l'avis de chacun.




3) La fusillade de TUCSON,  en Arizona


La fusillade de Tuscon, qui a fauché six vies et a fait de nombreux blessés, a endeuillé l'Amérique. Rapidement, un débat politique a émergé, et certains personnages influents (sénateurs, etc.) ont accusé le Tea Party d'avoir entraîné inconsciemment ce carnage. Mais ce qui m'étonne, c'est qu'aucun débat sur la remise en cause du second amendement de la Constitution n'ait eu lieu...
Car au-delà de la cause de la fusillade et de son aspect politique ou non, c'est bien cette législation et surtout ce culte des armes à feu qu'on devrait interroger. (thème que je vais bientôt aborder dans un nouvel article).

"la vérité est que personne ne peut savoir exactement ce qui a provoqué ce terrible attentat. Personne ne peut savoir exactement ce qui aurait pu empêcher ces tirs, ou quelles pensées se tapissaient dans les recoins de l'âme d'un homme violent." Barack Obama

De nombreux hommages poignants ont été rendus aux victimes du drame :

Hommage du Présidant Obama 





4) L'ENLÈVEMENT DE LAETITIA à Pornic

Il s'agit de l'évènement qui monopolise l'attention, et ce à juste titre, puisqu'il soulève de nombreuses questions (qui je l'espère, seront prises en compte dans l'avenir).
Tout d'abord, comment se fait-il qu'un homme ayant déjà été condamné 15 fois (braquages, vols, viol, etc.) ne soit pas derrière les barreaux, ou du moins ne soit pas suivi de près ?  je trouve cela étonnant, d'autant plus que l'individu en question était considéré comme "dangereux"...

Cela prouve qu'il y a un réel disfonctionnement dans les jugements rendus par les tribunaux : au lieu de se soucier véritablement d'être justes et impartiaux dans leurs décisions, ceux-ci doivent aussi envisager le fait que les prisons sont remplies, et se voient ainsi dans l'obligation de réduire les peines, ou alors d'aménager ce fameux sursis avec mise à l'épreuve.

Or, la mise à l'épreuve doit être dosée et ne peut pas être attribuée à n'importe qui. Les individus "détectés" comme les moins stables ne devraient pas être dans la possibilité de bénéficier de cette mesure, surtout s'ils ne sont pas suffisamment suivis. J'imagine que c'est aussi ce qu'affirme la théorie, mais la pratique prouve le contraire : telle est la triste vérité révélée par l'enlèvement de Laetitia.

Une chose m'ennuie cependant : dans cette affaire qui suscite de nombreux élans passionnels (des personnes vont même jusqu'à évoquer la légitimité de la torture ou de la peine de mort dans de tels cas, c'est dire...), la présomption d'innocence ne me semble pas respectée. Bien qu'apparemment de nombreux éléments portent à croire que l'homme appréhendé serait bien l'auteur du viol et de l'enlèvement, je suis très étonnée qu'on puisse aisément trouver le nom de cet homme sur internet ainsi que -pratiquement- son adresse... Si cet homme est considéré comme "dangereux", n'est-ce pas avant tout notre devoir de faire preuve d'humanité et de préserver ses droits tant qu'il n'aura pas été jugé coupable ?






Il y a encore tellement de choses dont j'aimerais parler, ou alors parler mieux des choses que j'ai déjà évoquées. Tant pis... j'ai encore du travail qui m'attend. Bonne soirée les petits caribous !!
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