Julie


Plus on avance dans l'année et plus mon choix d'orientation se confirme : oui, les études de psychologie sont passionnantes et sont d'autant plus intéressantes qu'elles correspondent à mes questionnements, à mes aspirations. Je suis donc fière de faire psychologie, et surtout fière d'avoir résisté aux nombreuses personnes qui insistaient pour que j'aille en prépa, niant complètement mon choix d'orientation.
Les questionnements qui m'ont toujours hantée et auxquels la psychologie tente d'apporter une réponse, sont : quelle est la part de l'inné et de l'acquis ? en quoi la culture nous influence-t-elle et en quoi influençons-nous la culture ? pourquoi sommes-nous à la fois si différents et si semblables ? de quoi le moi est-il constitué et qu'est-ce qui fait son unicité ? où se trouve le point de jonction entre corps et esprit ?

C'est donc sans grande surprise que j'ai été passionnée par le dernier cours de psychologie anglophone traitant de la compassion. En effet, qu'est-ce que la compassion ? Il semble tout d'abord que ce soit une émotion très personnelle, dont l'expérience ne peut être qu'individuelle et même spécifique de certaines personnes, plus ou moins capables de ressentir ce sentiment. Or, il a été scientifiquement prouvé que la compassion est un sentiment inscrit dans nos corps, dans nos cerveaux, et qui est donc commun à tous les hommes en tant qu'empreinte biologique. Comment se fait-il dans ce cas que certaines personnes soient plus aptes à la compassion que d'autres ? Que nous apportent ce sentiment physiquement et mentalement ?

Avant de tenter de répondre à ces questions, peut-être que vous vous demandez à quelle branche de la psychologie l'étude de la compassion appartient-elle. Elle appartient à branche toute nouvelle, toute jeune, baptisée "psychologie positive", qui étend son domaine d'investigation au bonheur humain ainsi qu'aux sentiments positifs qui accompagnent les personnes dans leur épanouissement personnel.
(bizarrement, c'est une branche qui m'attire pas mal ;) )

Mais revenons à nos caribous.

Des études en psychologie cognitive et en psychologie biologique ont montré que, lorsqu'on ressent de la compassion, une zone particulière du cerveau s'active. Cette même zone entre en marche lorsqu'une mère regarde son enfant, ou bien lorsque des personnes lambdas regardent des photos de personnes ayant souffert. Cette zone est associée au sentiment de la compassion (sentiment que l'on préfère nommer "empathie" en psychologie).

BOOOOOOUUUUUUUUHHH !!!!

Je vous ai fait peur ? Oui ?
Ahah, ça veut dire qu'en ce moment même vous êtes en état de stress. Faisons un point sur ce qui se passe dans votre organisme. Humhum. Le rythme de votre coeur s'accroît, ce qui augmente la circulation du sang. Votre respiration s'accélère. Ok. On voit bien qu'avant toute rationalisation du vécu immédiat, de l'évènement venant de se produire , le corps a agi en premier, avant même le cerveau.

Que se passe-t-il dans notre organisme lorsqu'on éprouve de la compassion ?
Eh bien, à peu près l'inverse que lorsqu'on éprouve du stress. En effet, le rythme cardiaque diminue, et le corps produit une hormone appelée oxytocine. Cette hormone, qui entraîne une impression de bien-être, est très importante : on a constaté que les personnes la produisant en grande quantité avaient moins de chance de tomber malade, vivaient en général plus vieux, et avaient plus de chance de guérir de maladie si jamais ils tombaient malades. D'où l'intérêt d'être une personne positive :).
Dans le cadre de la compassion, tout passe par le cerveau : la zone du cerveau consacrée à l'empathie se met en marche, donnant l'ordre au corps de se calmer, de se mettre au repos, tandis que l'hypophyse sécrète l'oxytocine. Et cela est valable pour tous les êtres humains, quelque soit leur culture.

Ce qui varie ensuite, c'est la fréquence de mise en route de ce processus de "bien-être". Celle -ci change selon les personnes, selon leur vécu, selon de nombreuses choses en fait. C'est ce qui nous rend unique :). Et ça, c'est vraiment super méga intéressant ;).

Sources :
Article en anglais sur la compassion


Des p'tits poutous

Julie

PS : si j'ai dit des bêtises sur le fonctionnement de notre organisme et que vous vous y connaissez bien, n'hésitez pas à m'en faire part :).
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7 Responses
  1. C' Says:

    je vois que t'as mieux suivi que moi ^^ mais j'ai trouvé ce cours intéressant aussi :)
    Tres bien retranscrit notamment avec le Bou :p


  2. MaDVS Says:

    voilà un sujet intéressant à développer, selon moi la compassion est universelle avec une amplitude propre à chaque Homme et déterminée par leur vécu : l'humain A va être ému(e) par un chaton alors que l'humain B non mais l'humain A et B seront émus par une personne souffrante. Cette amplitude peut être complètement inverse selon des cas extrêmement particulier par exemple si un individu conçoit une haine implacable à voir souffrir un autre individu peut être satisfait de sa souffrance, si il est amusé ou si il trouve agréable sa souffrance, on ouvre là un autre sujet ^^


  3. MaDVS Says:

    BTW "affirme très justement Anna Gavalda. Les descriptions m'ont toujours embarrassée, en effet. Lorsque l'on me " dans ta description on retrouve quelques fautes de syntaxe: embarrasséeS, en effet;/;/, pas de point, à la limite uniquement a l'oral


  4. Julie Says:

    @ C' : ahah le Bouh était marquant ;)
    @ MaDVS : oui, le débat mériterait d'être lancé à ce sujet, d'autant plus que les apports des uns et des autres seraient vraiment passionnants. Et merci de m'avoir signalé les fautes ! Je suis inexcusable !! Moi qui suis d'habitude la reine des participes passés, je nuis à ma réputation :s


  5. MaDVS Says:

    et hum... c'est possible des injections intraveineuse d'oxytocine? oui? J'EN VEUX DEUX LITRES!!


  6. Julie Says:

    @ MaDVS : la commande est notée ! ;)


  7. Mady Says:

    Youhou!!! Je commente (après tout, j'ai réussi à trouver ce blog, pas de raison que je te laisse tranquille ;) )
    @MaDVS : bien tenté, mais ta correction est fausse ;) En effet, vu que le COD ("me") est avant le verbe avoir, le participe passé s'accorde avec. => Les descriptions ont embarrassé qui? "Moi". Donc c'est bien "les descriptions m'ont toujours embarrassée". Julie avait raison! Mais n'y vois aucune attaque, hein, c'est juste par souci de faire respecter la grammaire française ;)

    Sinon, continue ce blog Julie, il est sympa :)


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