Julie
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En lisant ce tweet de morningbyfoley, je me suis dit : "Tiens tiens, mais voilà l'occasion idéale de parler sur mon blog de cette recette de brownie qui me fait tant frémir, tout en aidant une âme en peine de chocolat !".

Car oui, il y a bien une recette qui, depuis quelques semaines, revient régulièrement dans mon assiette aussi bien pour le goûter que pour dessert, au plus grand plaisir de mes papilles et de celles de mes amies : il s'agit de la recette du brownie de Nigella Lawson.

Je suis une fille qui a tendance à consommer beaucoup de chocolat, et cette recette assouvit toutes mes envies, même les plus tenaces. En plus, elle est très facile à réaliser : même si on est une quiche en cuisine, il suffit de suivre la recette à la lettre pour être sûr d'avoir à la sortie du four un brownie bien fondant, bien moelleux, exactement comme on les aime. Le tout n'est pas bien compliqué : les ingrédients sont des classiques qu'on a tous dans nos placards, et la recette en elle-même, d'une simplicité enfantine, se réalise en deux temps - trois mouvements.

Le seul hic chez Nigella Lawson, c'est que les recettes sont toujours très généreuses niveau proportions. La recette de base m'apparaissant vraiment comme gargantuesque, j'ai les ai donc diminuées, les améliorant au fur et à mesure de mes nombreux essais.
Voici donc la recette remixée par mes soins :




Ingrédients :

185g de beurre doux
175g de chocolat noir dessert
3 oeufs
175g de sucre blanc
85g de farine
60g de noix / pignons / noisettes  si vous voulez faire un brownie (pour ma part j'utilise toujours des pignons de pin, c'est le top du top !)

Recette :

1) Préchauffez le four à 180°C. Beurrez et farinez votre moule.
2) Faites fondre au bain-marie le beurre et le chocolat.
3) Pendant que le bain-marie chauffe doucement, battez dans un bol les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
4) Quand le mélange chocolat-beurre est totalement liquide, laissez le refroidir, puis incorporez-y le mélange oeufs-sucre.
5) Ajouter la farine, puis les noix / pignons / noisettes.
6) A ce moment-là, lorsque tous les ingrédients sont mélangés, travaillez bien la pâte au fouet. Vous sentirez le mélange prendre peu à peu et devenir très onctueux (c'est mon passage préféré dans la recette) !
7) Versez la pâte dans le moule et enfournez une vingtaine de minutes. (pour ma part, c'est 22 minutes => le mélange est fondant à l'intérieur et croustillant sur le dessus !)


Bon appétit !

PS : Vous l'avez sans doute remarqué, la recette a un peu changé depuis hier. En fait, je me suis rendue compte que je m'étais totalement gourée dans les proportions, désolée... Voilà donc la bonne recette :)
Julie
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La mode et moi, c'est une histoire d'amour un tantinet compliqué.

Oui, mon coeur bat pour les beaux vêtements, pour les jolies marques, pour les petites boutiques romantiques et branchées. Oui, je raffole des défilés, des potins modesques, des jolies petites robes, et, je l'avoue, je ne cesserai jamais de m'émerveiller devant un look finement choisi et composé.
Mais (car il y a un mais ! ;-) ), je ne suis qu'une observatrice, et lorsqu'il s'agit d'appliquer tout ce que je vois sur moi et ma façon de m'habiller, eh bien... ça ne fonctionne pas. Il y a comme un blocage.
Pourtant, j'y mets vraiment du mien, hein, mais j'ai l'impression que je n'ai pas la carrure d'une fashionista.

Alors en attendant, je tente de faire naître en moi un grain de folie modesque en me rendant régulièrement sur le site "looklet". Vous connaissez ce site ? Non ? Eh bien, je vous conseille vraiment d'aller y faire un tour si vous êtes passionnés par le monde de la mode... et surtout si vous aimez jouer à la poupée ;). En effet, vous avez à votre disposition un dressing gigantesque composé des vêtements des plus grandes marques, et le but est de créer des looks plus ou moins réussis en piochant parmi toutes ces merveilleuses pièces.

Voici quelques-uns des looks que je me suis amusée à créer sur le site :).










Julie
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Bonjour les zozios. Vous vous souvenez certainement de l'interview de Flavie, qui a eu lieu il y a déjà quelques temps. Cette interview vous avait beaucoup intéressée, soulevant de nombreuses questions et de nombreux avis, que ce soit dans les commentaires ou par mail. Je remercie d'ailleurs encore Flavie de s'être prêtée au jeu ! :)
Dans tous les cas, je trouvais intéressant de continuer à parler de la viande et du choix d'être végétarien : ce sujet, très vaste, ne peut se résumer à une seule interview car les motivations peuvent être très diverses et ce sujet est vraiment d'actualité. Lorsque j'ai lu cet article dans le Courier International de février, je me suis dit qu'il serait intéressant de vous le poster ici, afin de créer un dossier un peu plus fourni, un peu plus profond sur le sujet de la consommation de la viande et ce que cela engendre.
Cet article est intéressant dans le sens où il se distingue de la plupart des articles plaintifs et faussement dénonciateurs écrits sur le sujet. En effet, ici, l'auteur part d'une problématique un peu radicale, un peu caricaturale : comment serait le monde si tous les hommes devenaient végétariens ? quels seraient les impacts de cette décision ? est-ce que c'est réalisable concrètement ? 
A partir de ces questions qui peuvent laisser dans un premier temps perplexe, l'auteur envisage les différentes attitudes que nous pourrions avoir par rapport à la viande, pour finalement aboutir à un constat mitigé et réaliste de la situation du monde aujourd'hui.

Bonne lecture :)

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    En tant qu'Occidental, vous avez probablement consommé près de 100 kilos de viande au cours de l'année écoulée. Ce fut presque certainement la part la plus coûteuse de votre alimentation, notamment en termes environnementaux. Les appels à la diminution de la consommation de la viande pour sauver la planète ne cessent de se multiplier. "Less meat = less heat" ("moins de viande = moins de réchauffement'), déclarait Paul McCartney avant le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique qui s'est tenu en décembre 2009. Le New Scientist lui-même a estimé que diminuer notre consommation de viande était une façon de réduire notre empreinte environnementale.

  Dans ce cas, ne serait-ce pas encore mieux de la supprimer totalement ? On peut être tenté de le penser, mais les choses sont-elles aussi simples ? Pour le savoir, imaginons que le monde entier décide d'éliminer la viande, le lait et les oeufs de son alimentation, et observons les effets graduels de cette décision sur l'agriculture, l'environnement et la société. Les résultats pourraient être surprenants.

Un coût environnemental énorme

    D'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le monde a consommé environ 280 millions de tonnes de viande, 700 millions de tonnes de lait et 1,2 milliard d'oeufs au cours de l'année 2008. Avec un coût énorme en termes d'environnement. Car toute agriculture endommage notre cadre naturel : des forêts sont rasées, des prairies labourées, de l'eau prélevée, des engrais, des pesticides et des fertilisants sont répandus, du carburant consommé. L'agriculture produit plus de gaz à effet de serre que tous les moyens de transport confondus.

  Mais c'est le secteur de l'élevage qui cause le plus de dégâts. En partie parce que la majorité du bétail est nourrie avec des céréales qui pourraient être utilisées pour nourrir les humains. Et pour un rendement faible : 10% à peine de ces aliments sont convertis en viande, lait ou oeufs.

  De fait, les animaux d'élevage consomment environ le tiers des récoltes mondiales de céréales. Le calcul paraît donc simple : une planète végétalienne n'aurait besoin que de deux tiers des terres cultivables utilisées aujourd'hui ! Mais ce n'est bien entendu qu'une partie de l'histoire : comme le lait et la viande représentent environ 15% des calories absorbées par les humains, il nous faudrait manger plus de céréales pour compenser leur perte. Si nous nous mettions tous à un régime végétalien, la surface des terres utilisées pour les cultures alimentaires diminuerait donc d'à peu près 21%, soit environ 3,4 millions de kilomètres carrés, plus ou moins la superficie de l'Inde.

  Une telle réduction aurait des conséquences énormes pour l'impact de l'agriculture sur l'environnement. D'autant que l'élevage ne fait pas qu'utiliser des ressources et des terres arables. Il est difficile de connaître les statistiques mondiales, mais aux États-Unis, en tout cas, le bétail est responsable de 55% de l'érosion des sols et de 37% de l'utilisation de pesticides. Par ailleurs, la moitié de la totalité des antibiotiques fabriqués est destinée au bétail, qui les absorbe souvent dans la nourriture quotidienne qui lui est fournie, une pratique qui provoque chez les bactéries une résistance croissante aux antibiotiques.

  Le bétail est également une source majeure de gaz à effet de serre. Le méthane produit par les micro-organismes présents dans les entrailles des ruminants - notamment les bovins et les ovins - est en effet un gaz à effet de serre puissant. Et la déforestation pour créer des pâturages, le surpâturage et l'érosion des sols qui en découle libèrent le carbone emprisonné dans la terre. Selon le rapport de la FAO publié en 2006, Livestock's Long Shadow, quand on additionne tous ces facteurs, on constate que le bétail représente 18% de la totalité des émissions de gaz à effet de serre.

  Un monde sans viande serait plus vert sous de nombreux aspects : moins de terres consacrées aux cultures, plus de forêts, et probablement plus de biodiversité; de moindres émissions de gaz à effet de serre; moins de pollution agricole; une diminution des besoins en eau douce, etc. Il est évident que, si la viande, le lait et les oeufs étaient jugés pour crime contre l'environnement, l'accusation aurait la partie belle. Et cela sans même parler de la question du bien-être animal.

  Mais n'allons pas trop vite. Si tout le monde renonçait à la viande, cela aurait aussi un coût significatif. Il est vrai qu'aujourd'hui le bétail est essentiellement nourri de céréales que les êtres humains pourraient consommer, mais le nourrir de cette façon n'est pas une obligation. Au cours de l'histoire humaine, les vaches, les moutons et les chèvres paissaient la plupart du temps sur des terres impropres aux labours, transformant de l'herbe non comestible en viande et en lait consommables par les hommes. Aujourd'hui encore, un troupeau de moutons ou de chèvres peut être la meilleure façon de faire produire de la nourriture à des terres non cultivables.

Adieu laine, cuir, fumier...

    Les porcs et les poulets, qui sont dépourvus du mécanisme digestif nécessaire pour manger de l'herbe, pourraient eux aussi se passer de grains. Ils seraient capables de survivre en mangeant les restes et tout ce qu'ils peuvent déterrer. "Autrefois, le cochon de la famille assurait les fonctions de poubelle sélective et de méthode de recyclage", rappelle Tara Garnett, directrice du Food Climate Research Network à l'université de Surrey, à Guildford, Royaume-Uni. "Vous donniez vos restes aux cochons, ils les consommaient et vous procuraient de la viande." Nourris de cette façon, les animaux domestiques apportent calories et protéines à l'alimentation humaine tout en consommant une partie des 30 à 50% de nourriture qui finit généralement à la poubelle.

    Un autre inconvénient serait la disparition des sous-produits animaux. Un monde sans viande devrait remplacer les 11 millions de tonnes de cuir et les 2 millions de tonnes de laine que l'élevage produit chaque année. De surcroît, le fumier manquerait à beaucoup d'agriculteurs, même si l'emploi d'engrais d'animaux est bien moins répandu qu'autrefois.

    Même les végétariens les plus convaincus reconnaissent que les produits laitiers ou même la viande peuvent être des atouts dans les pays pauvres. "S'il ne fait aucun doute qu'une réduction draconienne de la consommation de la viande aurait un effet environnemental positif, nous devons faire preuve de prudence avant d'affirmer que la meilleure solution serait que le monde entier se mette au végétarisme", précise Pinner. Pour le milliard de ruraux parmi les pays les plus pauvres, posséder un ou deux animaux constitue souvent le seul espoir d'arrondir un peu les revenus, et un peu de protéines animales peut faire une grosse différence par rapport à un régime insuffisamment protéiné.

    Après tout, le lait et les oeufs sont des moyens très efficaces de produire des calories animales, puisque, en quantité, ils arrivent juste derrière celles fournies par les poulets de chair issus de l'élevage industriel. Malheureusement, un système d'élevage centré uniquement sur la production d'oeufs et de lait ne fonctionne pas très bien dans la pratique.

    "Il est difficile de passer à un régime sans viande en conservant le lait, car on ne peut pas produire de lait sans produire de viande", rappelle Helmut Haberl, chercheur à l'Institut d'écologie sociale de Vienne, en Autriche. Les vaches laitières doivent mettre bas chaque année pour pouvoir continuer à produire du lait, et la moitié seulement de leur progéniture seront des femelles. Si beaucoup de végétariens voient des raisons morales de ne pas tuer et manger les veaux - ni les vaches laitières de réforme -, il n'y a sans doute aucune raison rationnelle de gaspiller une telle quantité de viande. Et il en va de même pour l'élevage des poules pondeuses.

    Par conséquent, même si un monde sans viande paraît séduisant sur le papier, il est probable que l'on trouverait toujours certains produits animaux dans un futur utopique. Et nous parlons ici de viande, pas seulement de lait et d'oeufs. Les vraies questions sont donc de savoir quelle quantité de viande nous voulons et comment nous allons la produire.

    Les réponses dépendent de la façon d'approcher la question. La plus logique serait de partir de l'hypothèse selon laquelle le monde demandera toujours plus de viande. C'est en tout cas la tendance actuelle. Dans un tel scénario, l'objectif devra être de produire le plus de viande possible au plus petit coût environnemental possible. Cela signifie moins de bovins et d'ovins paissant en liberté sur de bucoliques pâturages, et un nombre croissant d'animaux, notamment des poulets, entassés dans des élevages géants ou des enclos surpeuplés. "Si l'on ne doit conserver que certains systèmes d'élevage, je pense que l'on ne conservera que les élevages intensifs", estime Walter Falcon, économiste agricole à l'université de Stanford, en Californie.

    Cela est dû au fait que le pâturage en plein air est par nature inefficace. Les animaux brûlent de grandes quantités d'énergie en se déplaçant dans le paysage pour manger des végétaux relativement inassimilables. Ils ont un rythme de croissance inférieur aux animaux d'élevage industriel et émettent donc plus de méthane au cours de leur existence. D'après le rapport Livestock's Long Shadow, un boeuf élevé dans un pâturage américain émet 50 kilos de méthane par an, alors qu'un boeuf d'élevage industriel n'en émet que 26.

    Mais même un boeuf élevé en enclos est un producteur de viande bien moins efficace qu'un porc ou un poulet industriel. Alors que ces derniers reçoivent une nourriture essentiellement composée de grains et entrent donc en concurrence directe avec les humains sur le plan alimentaire, ils transforment efficacement leur nourriture en viande tout en ne produisant que peu de méthane, ou pas du tout. Cela permet de maintenir leur coût environnemental à un niveau faible : d'après une analyse de Bo Weidema, consultant en développement durable au sein du cabinet 2.-o LCA, basé à Aalborg, au Danemark, 1 kilo de viande de poulet industriel représente une émission de gaz à effet de serre équivalent à seulement 3,6 kg de CO2, 1 kilo de viande de porc à 11,2 kg de CO2, 1 kilo de viande de boeuf à 28,1 kg de CO2.



Passer du boeuf au poulet

    De tels élevages intensifs causent de nombreux problèmes, notamment celui de la gestion de grandes quantités de déjections. Théoriquement - et de plus en plus dans la pratique -, une grande partie de ce fumier pourrait être utilisé pour produire du biogaz et, à partir de là, de l'électricité. Si la totalité du fumier animal produit aux États-Unis était traité de cette façon, il serait possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'environ 100 millions de tonnes chaque année, ce qui équivaut à 4% des émissions entraînées par la production d'électricité (Environmental Research Letters, vol 3, p. 034002). Grâce à des incitations pertinentes, les sites d'élevage industriel pourraient causer bien moins de dégâts environnementaux qu'aujourd'hui.

    Mais il existe une autre alternative : considérer le bétail comme partie intégrante de l'écosystème. Garnett envisage de redonner aux animaux leur rôle d'unités de recyclage qui mangeraient les restes et paîtraient sur des terres non propices aux cultures. "Dans ce contexte, dit-elle, les émissions de méthane par animal seraient supérieures, mais la quantité totale des émissions diminueraient en raison du moins grand nombre d'animaux"

    Moins d'animaux signifierait bien entendu moins de viande. Nul ne sait vraiment quelle serait l'ampleur de cette diminution. Mais un tel avenir exigerait un ajustement majeur dans nos préférences alimentaires. Les gens devraient manger moins de viande. Nous devrions également accepter de changer le type de viande que nous mangeons. "Vous n'obtiendrez pas de poulets gras à la poitrine développée en leur donnant vos reliefs de repas et en les laissant picorer à la recherche de vers de terre, prévient Garnett. Vous aurez des animaux décharnés."

    Les gens sont-ils vraiment prêts à ne manger qu'une ou deux fois par semaine du boeuf de plein air coûteux et de maigres poulets de basse-cour ? Il est évident que la plupart d'entre nous, aujourd'hui, n'y sont pas disposés et font passer le bas prix de la viande et son abondance avant les préoccupations écologiques. Mais un changement de comportement s'amorce. Vu la déforestation, l'érosion des sols, la pollution des eaux et les émissions de gaz à effet de serre que l'on connaîtra si la production mondiale de viande continue à augmenter au rythme actuel, certains réduisent déjà leur consommation. Mais la tendance lourde semble être, à l'évidence, de consommer moins de viande, et non de cesser complètement d'en manger.

Article de Bob Holmes, paru dans le Courier International  n° 1059 (du 17 au 23 février 2011) pages 24-25


  Plus d'infos sur ce numéro ici

Julie
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Étendue sur l'herbe du jardin, elle relut le télégramme cependant que les oiselets du cerisier, écoliers en récréation, échangeaient des gentillesses, que sur le toit un merle sifflotait, trouvant la campagne plus agréable que la ville, et que devant elle un moineau bouffi s'offrait un bain de poussière, ailes tremblotantes.  Il sera ici ce soir à neuf heures, annonça-t-elle au petit dodu qui resta impassible. Gentil d'avoir pensé à lui confirmer sa venue dès son retour à Paris, si occupé pourtant. Des missions très importantes, secrètes sûrement. C'est un grand personnage, expliqua-t-elle au moineau qui s'était redressé, content d'être propret, et qui la regardait avec intérêt, penchant sympathiquement la tête à droite pour mieux la comprendre.

- Vous êtes mon seigneur, je le proclame.

Pour le plaisir du sacrilège et parce qu'elle était heureuse, elle répétait sa déclaration de vassalité avec des accents successivement anglais, italien et bourguignon, puis avec une voix de vieille gâteuse. Elle bâilla, alluma une cigarette avec sa dernière allumette soufrée. Sympathiques, ces allumettes françaises, on pouvait les frotter n'importe où, ou même contre la semelle des souliers, ça faisait paysan savoyard, et puis quand on les avait frottées, elles vous piquaient le nez, c'était agréable. La prochaine fois qu'elle irait à Annemasse, elle en achèterait une douzaine de boîtes.

Non, ne pas fumer, ne pas sentir le tabac ce soir à neuf heures, lorsque. Elle jeta la cigarette, se raconta qu'elle était une vache, mugit pour s'en persuader. Réflexion faite, elle décida qu'elle n'était pas une vache, mais l'amie d'une vache blanche et noire, très gentille, propre et bien élevée, qui la suivait partout et qui s'appelait Flora. "Allons, chérie, assieds-toi près de moi et rumine gentiment." Elle tapota son genou, censé être le front de sa compagne, ne rencontra pas de cornes, s'expliqua que c'était une vache très jeune. "Tu sais, Flora, il arrive ce soir." Elle bâilla de nouveau, mâchonna un brin d'herbe. Oh, cette vache qui ne pouvait pas rester tranquille, qui s'était levée pour aller brouter ! "Flora, veux-tu venir immédiatement ici ! Allons, viens, si tu es sage, je t'emmènerai au jardin botanique demain, je te montrerai les fleurs de montage, ça t'instruira."

Pour la faire se tenir tranquille, elle lui chanta un air de Mozart en italien, lui demanda si elle comprenait l'italien, vu son origine savoyarde. Non, dit la vache. Alors elle lui expliqua que Voi che sapete che cosa è amor signifiait Vous qui savez ce qu'est amour. "Est-ce que tu sais, toi, ce qu'est amour ? Non ? Eh bien tu es une pauvre vache. Moi, je sais. Et maintenant, file, je t'ai assez vue. Je vais commencer les préparatifs."

Belle du Seigneur, Albert Cohen, pages 655-656, Folio
Julie
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En lisant le journal "le Point" hier matin, je suis tombée sur cet article qui m'a passionnée. Je vous invite à le lire, et surtout n'hésitez pas à donner votre avis. Sur de tels sujets de société, il est intéressant de créer le débat en écoutant l'opinion de chacun :)



Alerte. Les déficits plombent l'Etat fédéral et les collectivités. A Prichard, dans l'Alabama, on ponctionne les retraités...

Cela s'est produit brusquement. Sans un mot d'explication. En octobre 2009, le chèque de retraite qui, d'habitude, tombait ponctuellement le 1er de chaque mois n'est pas arrivé. Alfred Arnold, un ex-capitaine des pompiers, et sa femme, Jackie, une employée du commissariat, tous deux à la retraite, ont d'abord cru à un retard passager. Mais la boîte aux lettres est restée vide le mois suivant et le mois d'après. Cela fait dix-huit mois exactement que ces deux anciens employés municipaux de Prichard, une petite commune d'Alabama, n'ont pas touché un sou de pension.
Dans les années 50, Prichard était une ville prospère de 45 000 habitants avec un zoo, deux cinémas, des grands magasins... On a peine à le croire en roulant aujourd'hui dans la rue principale bordée de bâtiments abandonnés et de monts-de-piété. L'exode des Blancs et la fermeture des usines ont entraîné un déclin de la population et des recettes fiscales. Très tôt, les experts mettent en garde la municipalité : si elle n'augmente pas sa contribution, le fonds de retraite va être à sec. Les maires successifs font la sourde oreille. Lorsque, à l'automne 2009, il n'y a plus assez de liquidités, la ville, au mépris de toutes les lois, cesse tout bonnement de payer ses retraités. Du jamais-vu, même aux Etats-Unis. Pour échapper à un procès, elle se déclare en faillite, mais un juge la met en demeure de payer les millions de dollars d'arriérés. En vain. A ce jour, elle n'a toujours rien versé.
« On ne peut pas tirer de l'huile d'un caillou, plaide Scott Williams, l'avocat de la mairie. Si nous prenions tout l'argent de la ville pour les retraités, nous n'aurions plus rien pour payer les pompiers ou l'éclairage public. »M. le maire, pendant ce temps-là, s'est royalement octroyé une augmentation de salaire de 24 000 dollars. Tout le monde reconnaît que le fonds de retraite, établi en 1956 en pleine prospérité, est beaucoup trop généreux. Il autorise notamment les employés à cesser leur activité à moins de 60 ans.« Le fonds n'était pas parfait, mais on avait le temps de le modifier et on n'a rien fait, juge Troy Ephriam, un conseiller municipal. Maintenant, on dit à ces gens qui ont travaillé vingt-cinq ans d'aller au diable. Nous ne sommes pas une dictature ! »
En attendant, les 144 employés de Prichard qui ont cotisé consciencieusement à hauteur de 5,5 % de leur salaire vivent un cauchemar. Nettie Banks, 68 ans, qui a travaillé vingt-cinq ans au commissariat, s'est mise en faillite personnelle. Eddie Ragland, un ancien policier, a dû faire appel à la charité du voisinage lorsqu'un braqueur lui a tiré dessus et qu'il s'est retrouvé avec d'énormes factures médicales sans pouvoir reprendre son nouvel emploi à l'aéroport. Dans un sens, Alfred Arnold a presque de la chance. Malgré ses problèmes cardiaques, à 66 ans, ce grand Noir a retrouvé un petit boulot de vigile dans un centre commercial, ce qui lui permet de payer les traites de sa maison et d'éviter l'expulsion. Du moins, pour le moment. « On a dépensé toutes nos économies et on compte chaque sou, explique Alfred, qui a dû renoncer à la croisière dont il rêvait et à une visite à sa fille au Texas. On a travaillé tous les jours pour la ville, Jackie quarante ans, moi trente-cinq, et ce qui fait le plus de mal, c'est que le gouvernement ne fait rien. On ne demande pas la charité publique, on veut juste l'argent qui nous est dû. »« Ils attendent qu'on crève tous », lâche Jackie, qui, à force de se ronger d'inquiétude, a fini par tomber malade.


Tous les jeudis, les plus valides viennent assister au conseil municipal dans l'espoir d'une bonne nouvelle qui ne vient jamais. Ce soir-là, Mary Berg, une ancienne secrétaire, lit les noms de ceux qui sont morts depuis un an et demi. Ils sont 16. Il y a Mary Dixon, la veuve d'un employé qui, à 89 ans, avait dû renoncer, faute de moyens, à son aide ménagère. Il y a Rick Wall, un pompier de 62 ans qui, comme beaucoup d'autres, était trop jeune pour toucher la retraite publique et que l'on a trouvé sans eau ni électricité.« Je me demande si ces gens ont un coeur », s'indigne son frère.
Habituellement, le maire, Ronald Davis, un Noir à la carrure de rugbyman, les ignore en s'asseyant le dos tourné à la salle, mais ce soir il prend la parole.« Je suis très triste et je m'excuse de cette situation. Je prie pour vous et je viens travailler tous les jours pour que les choses s'améliorent », déclare-t-il dans un silence glacial.« Arrêtez ces prières hypocrites et agissez », s'énerve un monsieur à cheveux blancs. Et pas seulement pour les 144 retraités encore en vie, mais aussi pour les employés en activité comme Charles Kennedy, un policier qui, à 67 ans et après une opération à coeur ouvert, doit continuer à travailler.« Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre et je veux profiter de mon petit-fils, mais il n'y a pas d'argent dans le fonds pour nous. »
Prichard est un cas unique aux Etats-Unis. Mais peut-être plus pour très longtemps, à en juger par la situation catastrophique des fonds de pension de la Pennsylvanie ou de l'Illinois.« C'est très inquiétant. Il y a aujourd'hui une différence de 3 000 milliards de dollars entre les montants promis aux fonctionnaires des villes et des Etats et l'argent versé dans les fonds de retraite », résume Joshua Rauh, professeur à North-western University.
La crise économique a aggravé le déficit des collectivités locales, qui se retrouvent obligées de rogner de tous côtés. Vallejo, une ville de Californie, a licencié un tiers de ses employés municipaux, réduit le nombre de policiers, fermé trois casernes de pompiers sur cinq, coupé les crédits du musée et du centre du troisième âge. Camden, une commune du New Jersey, a remercié la moitié de ses forces de l'ordre malgré un taux de criminalité record. La Pennsylvanie a supprimé la couverture santé de 41 000 adultes à revenus modestes, le Texas prévoit d'amputer son budget éducation de 13 %, soit 100 000 postes de personnel scolaire en moins. Du coup, l'Amérique en est réduite au bénévolat. Lorsque les habitants de Colorado Springs se sont rebellés contre une hausse des impôts locaux, la municipalité a coupé une partie de l'éclairage public, supprimé le ramassage des ordures dans les parcs et lancé un programme d'adoption. Vous voulez de la lumière devant chez vous ? Adoptez un réverbère pour 75 dollars, adoptez une poubelle du jardin public...

Sous pression.« Nous sommes fauchés », s'exclame John Boehner, le président de la Chambre des représentants.« Nous sommes fauchés », répète le gouverneur du Wisconsin. C'est le nouveau cri du coeur des républicains, qui, sous la pression des conservateurs du Tea Party, ont fait de la rigueur fiscale leur cheval de bataille. Les démocrates y voient plutôt une tactique pour paniquer les électeurs.« Les déficits fédéraux sont trop gros à notre goût et la plupart des Etats ont du mal à équilibrer leur budget », note un éditorial du New York Times. Mais c'est en grande partie, poursuit-il, la faute aux élus, qui, en accordant « d'énormes allégements fiscaux, principalement pour les riches, ont mis à sec les gouvernements ». Quand il n'y a plus un sou en caisse, les républicains « crient misère et s'en servent comme excuse » pour sabrer dans les programmes qui leur déplaisent, entendez les aides sociales, et s'attaquer aux salariés du public syndiqués, qui bénéficient, selon eux, d'avantages scandaleux. L'Ohio, l'Indiana et le Wisconsin viennent de voter des lois qui limitent les négociations paritaires sur les salaires et augmentent les cotisations sociales des fonctionnaires.
Mais c'est à Washington, ces jours-ci, que le débat sur le budget est le plus virulent. Clamant que l'énorme endettement fédéral et l'envol des coûts de santé mettent l'Amérique en péril, les républicains ont obligé les démocrates à couper d'abord 38 milliards de dollars de dépenses dans le budget 2011. Des coupes minimes, mais symboliques. Ils ont ensuite forcé l'administration Obama, qui jusque-là rechignait à toute cure d'austérité, à annoncer une réduction du déficit budgétaire de 4 000 milliards de dollars sur douze ans, en réduisant notamment les dépenses militaires. Mais le projet de budget démocrate refuse de sacrifier l'assurance et la retraite publiques et s'appuie sur des hausses d'impôts. Inacceptable pour les républicains, qui, eux, demandent encore plus d'allégements fiscaux pour les hauts revenus et un démantèlement de l'Etat-providence. Sur les 4 300 milliards de dollars de coupes drastiques qu'ils préconisent en dix ans, deux tiers proviennent de la suppression de programmes pour les pauvres.« Ce n'est pas un budget, c'est une cause », assure Paul Ryan, l'auteur du texte. Voilà qui promet des batailles homériques lors des discussions, dans les mois à venir, sur le relèvement du plafond de la dette et le budget 2012.
A Prichard, pendant ce temps, les avocats planchent sur un généreux compromis qui permettrait aux retraités de toucher... un tiers de leur retraite. Jackie et Arnold ont accepté.« On n'a pas le choix. Un procès va prendre des années et, pendant ce temps, nous, on vieillit.»

Vous pouvez retrouver cet article dans le dernier numéro du journal "le Point", dont voici les références : 




















Pour compléter votre lecture, je vous invite à jeter un coup d'oeil à un dernier article. Celui-ci se trouve sur le site "les Échos", et revient sur la décision de l'agence S&P de dégrader la note des États-Unis : article ici
Julie

Bonjour les zozios,

j'ai fini il y a quelques jours l'article invité pour le site tablette-tactile. Par fatigue et surtout par manque de motivation, j'ai eu la flemouille de poster des articles ici, et j'en suis désolée. Oui, je tourne un peu à vide en ce moment, je ressens vraiment le besoin de me poser un peu, sans penser à rien.
Ce qui est étrange, c'est que pendant les vacances, mes neurones fonctionnent à plein régime. Cela pourrait être un avantage considérable, mais dans mon cas, cela me plonge plutôt dans une indécision un peu comateuse. Je bute sur chaque pensée, sur chaque mot, m'évertuant à le rendre plus juste, plus vrai, essayant de le remettre en cause pour soupeser sa validité. A croire que lorsque j'ai des cours, le train-train quotidien m'empêche de penser, me laissant uniquement un émerveillement continu pour ce qui sort de l'habitude et du quotidien.
Cela transparaît dans mon écriture, j'en suis consciente. Je cherche sans cesse mes mots, ce qui me fait perdre une grande part de spontanéité.

J'espère sincèrement que cet "état" va s'améliorer, mais normalement, avec la reprise des cours mardi, tout devrait rentrer dans l'ordre. En attendant, je vais poster des articles un peu en vrac, surtout des textes tirés de romans que j'adore ou bien des articles de journaux qui ont attiré mon attention.

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques fêtes de Pâques !
J'espère que vous profitez bien de ces journées printanières. Qu'elles soient emplies de sourires ensoleillés. :)



Les photos qui accompagnent cet article viennent du site Etsy.

Julie
Accessoirement, je me mange les cheveux.

Hello les tacos amigos !

je suis maintenant en ce moment en ce jour même en train de rédiger un article pour le site tablette-tactile.net. Je vous ai donc abandonné quelques jours pour une "bonne raison" : oui oui, j'ai du pain sur la planche !
Pourtant, ce ne sont pas idées d'articles qui manquent. D'ailleurs, dès que la missive tablette tactiléenne est publiée (et j'espère que vous serez nombreux à aller la lire ! <3) vous aurez droit à une avalanche d'articles :).

Sur ce, je vous souhaite une formidable journée !
Julie
Dessin de commande réalisé par Tim à ma demande.
La classe ;)
(ou comment je ne me la pète pas du tout)


Lorsque je me lance dans des pérégrinations webesques avec pour but de découvrir de nouveaux sites, je me dirige machinalement, au bout de quelques minutes, vers des pages que j'ai l'habitude de fréquenter. Non pas que je manque de persévérance (quoique...), mais une fois embarquée sur la toile, je ne peux m'empêcher d'accoster sur des îles déjà connues. Certains sites sont en effet des jalons vers lesquels je tends toujours, sur lesquels je trouve toujours un appui. Le blog "A cup of Tim" en fait partie.

Ce qui m'attire particulièrement dans le petit monde de Tim - le célèbre bloggeur aux doigts couverts de traces de feutres -, c'est l'éclectisme des sujets abordés et des moyens d'expression. Bien sûr, il est connu pour ses dessins à l'empreinte si particulière, mais ce qui me semble le plus important, c'est l'intelligence avec laquelle les dessins sont réalisés, abordant avec sensibilité des thèmes très divers. Cette diversité se retrouve aussi dans les talents de Tim : non seulement il maîtrise le dessin, mais il prend aussi de magnifiques photographies et il a une très jolie plume. Ces différents supports, ces différents moyens d'expression sont comme des barques qui nous emmènent vers un pays insoupçonné, nous faisant découvrir de nombreuses perles : photos de balade, dessins de rêve, textes d'actualité... 

L'ambiance qui se dégage de "A cup of Tim" est celle d'un univers harmonieux, uni, distillant à la fois un goût de mélancolie et de fascination mêlé à des sonorités un peu plus sombres (ah, la synesthésie...!). La thématique des ruines, du chaos, de la fin du monde est persistante, enivrante. Cela donne un univers bien à part, addictif, ne laissant pas indifférent. Après tout, n'est-ce pas là la vocation d'un véritable artiste : toucher et susciter des réactions ? 

Rendez-vous sur son blog, si vous ne connaissez pas, ça vaut vraiment le coup d'oeil !


Julie
Source de l'image ici

La découverte de la philosophie en terminale a constitué un tournant radical dans ma façon de penser et de voir le monde. Elle a en effet apporté des mots à ce que j'appréhendais jusque là de façon très enfantine et intuitive; elle m'a aussi permis de me poser de vraies questions, précises et correctement formulées, permettant la naissance de pistes de réponse.
Cette étape m'a permis, j'en suis convaincue, d'apprendre à mieux me connaître. En effet, toucher du doigt les questionnements qui m'habitent, pouvoir mettre des mots dessus, c'est aussi essayer de comprendre pourquoi ces questions me tourmentent.
Et parmi ces questionnements se trouve la relation entre le corps et l'esprit.
Alors oui, je sais, ça fait sans doute un peu prétentieux de dire que ce genre de questions me préoccupe, mais oui, malheureusement, c'est le cas. Et comme la plupart des problématiques philosophiques sont insolubles, c'est-à-dire qu'on ne peut y répondre de manière scientifique, de manière objective, eh bien je suis mal barrée : me voilà condamnée à me poser les mêmes questions sans arrêt.
Bien sûr, il existe des pistes de réponse, et c'est d'ailleurs pour cela (entre autres) que j'ai choisi d'étudier la psychologie. Je guette ainsi, au détour d'un cours ou d'une lecture, des informations, des réflexions portant sur cette problématique.
C'est en "feuilletant" le magazine "parce que", un superbe magazine dessiné en ligne, que je suis tombée sur un article intitulé "Quand les muscles s'en mêlent" (page 35). Cet article, particulièrement intéressant, traite d'une technique encore peu connue en France : il s'agit du test musculaire. Ce test permet d'instaurer un dialogue entre les mots, la parole et la réponse corporelle, et de remonter ainsi aux sources psychiques d'un trouble physique. En effet, le corps a une mémoire, et pour se libérer de cette mémoire un peu trop prenante ou bien pour se rappeler à notre conscience, il exprime à sa façon les traumatismes psychiques qui se sont peu à peu accumulés. Le corps est donc en quelque sorte la parole de notre inconscient.

Tout ça est vraiment passionnant : je vous invite vivement à aller lire l'article.
N"hésitez pas à poster des commentaires pour me dire ce que vous en pensez :)


PS : Il n'y a bien aucun lien entre l'image et l'article : je trouvais simplement cette photographie belle, j'ai donc voulu vous la faire partager. D'ailleurs, si elle vous plait aussi, je vous invite à aller faire un tour sur le blog "les archives d'un couple amoureux", qui propose un univers très bucolique crée à partir d'une compilation de photographies ou de dessins marquants.


Bonne soirée les petits caribous !
Julie
Chose promise, chose due : j'ai réalisé de nouvelles vidéos. J'étais fatiguée (ça devient récurrent, cet état de fatigue !) et j'ai senti le besoin de prendre ma guitare pour jouer quelques morceaux.
En ce moment, deux chansons trottent sans arrêt dans ma tête : les jouer a eu un effet "cathartique" ;).



Paroles :


Love of mine some day you will die
But I'll be close behind
I'll follow you into the dark

No blinding light or tunnels to gates of white
Just our hands clasped so tight
Waiting for the hint of a spark
If Heaven and Hell decide
That they both are satisfied
Illuminate the NOs on their vacancy signs

If there's no one beside you
When your soul embarks
Then I'll follow you into the dark

In Catholic school as vicious as Roman rule
I got my knuckles bruised by a lady in black
And I held my tongue as she told me
"Son fear is the heart of love"
So I never went back

If Heaven and Hell decide
That they both are satisfied
Illuminate the NOs on their vacancy signs

If there's no one beside you
When your soul embarks
Then I'll follow you into the dark

You and me have seen everything to see
From Bangkok to Calgary
And the soles of your shoes are all worn down
The time for sleep is now
It's nothing to cry about
'cause we'll hold each other soon
In the blackest of rooms

If Heaven and Hell decide
That they both are satisfied
Illuminate the No's on their vacancy signs

If there's no one beside you
When your soul embarks
Then I'll follow you into the dark
Then I'll follow you into the dark 




Paroles :


You can put a stick in my spokes
I can be the butt of your jokes
I can be the laughing stock, I can be the hoax
But I ain't gonna lose you
No I ain't gonna lose

They can come and tear my house down
They can run me out of town
They can tie me up, call me a clown
But I ain't gonna lose you
No I ain't gonna lose you

I can't stand
The thought of another man
No I ain't gonna lose you

They can make me turn my back on my friends
Send me away to san quentin
Put me in the hole, a thousand times again
But I ain't gonna lose you
No I ain't gonna lose you





Désolée pour mon accent : il est vraiment terrible ! Et en plus j'ai une tête atroce : j'étais crevée...
Trêve d'excuses ! ;)


Les deux chansons ont des paroles magnifiques. J'ai cependant une préférence pour la première : j'attends celui qui aura le cran de me la chanter !


Bonne fin de journée