Issus de la glaise et nés pour être glaise, ils se relèvent, courageux dans leurs malheurs, malheureux dans leur courage, maudissant cette nature trop violente qui leur a tout pris, et qui leur prendra tout encore. Et dans leur mort se joignant à cette terre meurtrière qu'ils ont trop aimée, mal aimée, ils se drapent dans leur dignité, entamant la litanie d'un peuple ravagé.
Et j'écoute cette litanie, la sens passer à travers tous mes pores. Ô peuple meurtri, en ton malheur je communie.
Source de ces magnifiques photographies










